Accueil Livre 11 SANTE PUBLIQUE VETERINAIRE

 

RESUME INTRODUCTIF

  1. La Loi protège la santé de l’homme contre les agents nocifs contenus dans des produits alimentaires obtenus à partir d’animaux infectés. L’Etat réalise les conditions et édicte un ensemble de mesures à appliquer lors de la production, de la transformation, du stockage et de la distribution des aliments d’origine animale pour obtenir une denrée saine, salubre et propre à la consommation humaine ou animale.

  2. Toutes les parties réputées comestibles d’un animal sont considérées comme viandes. Le transport et le commerce de viandes dans les villes sont réglementés (Ord n°74/241 du 22 juillet 1953)

  3. Tout animal aquatique, vertébré à sang froid est considéré comme poisson. Le poisson pour la consommation de l’homme répond à des normes et peut être :

  4. Frais, vivant capturé depuis peu et n’ayant fait l’objet d’aucun traitement de conservation autre que la réfrigération

  5. Fumé, ayant subi un traitement à la chaleur et à la fumée dans le but de garantir la conservation et l’élimination des micro-organismes pathogènes

  6. Séché, ayant subi un séchage au moyen du soleil ou par d’autres méthodes artificielles dans le but de réduire sa teneur en eau. (Ord n°86-121 du 18 avril 1986 relatif au commerce du poisson salé et séché.)

  7. Les œufs en coque, les œufs de production locale vendus au détail dans les sept jours de la ponte et portant, apposée sur chaque œuf de manière indélébile, outre la mention de la date de la ponte, une marque d’identification ou récognitive du producteur (Ord n°41/424 du 24 août 1959)

  8. Le produit intégral de la traite totale et ininterrompue d’une femelle laitière saine, convenablement nourrie et surmenée, effectuée au plus tard 15 jours avant et au plus tôt 8 jours après la parturition. La dénomination « lait » sans indication de l’espèce d’animale de provenance est réservée au lait de vache. (Ord du 14 juin 1956 sur le lait et les produits de l’industrie laitière, modifiée par l’Ord n°55/114 du 2 mars 1959)

  9. Les définitions et les normes des laits et des différents produits de l’industrie laitière doivent être respectés : lait entier, écrémé, babeurre, fromage, crème, etc…

  10. La fabrication et la commercialisation des substituts de lait maternel, en vue de promouvoir l’allaitement au sein maternel du nourrisson doivent répondre au Code international de commercialisation des substituts de lait.

  11. De bonnes pratiques d’hygiène sont prescrites dans l’élevage, l’alimentation et l’abattage des animaux de boucherie et des volailles ainsi que dans la commercialisation des produits d’origine animale destinés à la consommation humaine. Les denrées alimentaires d’origine animale doivent faire l’objet d’un contrôle sanitaire à toutes les étapes de la production et la consommation. Il en est de même dans la préparation, la transformation, la distribution et le stockage des denrées alimentaires, dans les activités liées à la restauration et enfin au foyer.

  12. L’exploitation de tout établissement de traitement ou de vente de denrées alimentaires d’origine animale et de leurs dérivés est soumise à une autorisation administrative préalable. Toute personne qui veut exercer au Congo la profession de boucher doit préalablement faire parvenir à l’autorité territoriale dont elle ressort, une déclaration par laquelle elle fait connaître la rue et le numéro ou l’endroit exact du bâtiment et des dépendances où elle compte établir la boucherie. (Ord. Gouv. Gen. Du 13 février 1915)

  13. Le personnel des établissements hôteliers doit être soumis à une sévère discipline d’hygiène corporelle et vestimentaire ainsi que de bonne moralité. Le personnel employé dans les cuisines et leurs dépendances ainsi que les locaux de consommation est soumis à un examen médical trimestriel (Ord n°79-231 du 10 octobre 1979 en application de la Loi n°78-015 du 11 juillet 1978)

  14. Des professionnels qualifiés effectuent des contrôles et se chargeront de combattre les zoonoses transmises par les aliments en appliquant des mesures efficaces garantissant la qualité des aliments pour animaux, des animaux et des produits d’origine animale.

  15. Il s’agit de combattre notamment la rage, morve, charbon bactéridien, brucellose, Kala-Azar et d’autres Leishmanioses. Ils surveillent aussi la tuberculose bovine. (D du 28 juillet 1938 sur la Police sanitaire des animaux domestiques).

  16. Il garde sous surveillance constante tout Etablissement agréé par l’autorité responsable pour la mise à mort d’un animal par la section de la gorge au couteau avec ou sans étourdissement (Ord. Gouv. Gen du 13 février 1915 réglementant l’abattage du bétail, ainsi que le débit et l’introduction des viandes destinées à l’alimentation).

  17. Les programmes de santé publique vétérinaire tiennent compte des normes pertinentes du Codex Alimetarius et des codes internationaux d’usage en matière d’hygiène et ont une approche intersectorielle (Agriculture, vétérinaire, santé publique) et communautaire en vue de réduire les risques que les animaux et les produits d’origine animale présentent pour la santé de l’homme.

  18. L e Ministère de l’Agriculture (Ord n°80-110 du 21 avril 1980 modifiant et complétant l’Ordonnance n°73-216 du 25 juillet 1973) dispose d’une Direction Production et Santé animale, au sein de laquelle œuvre une Division : Santé animale – Prophylaxie – Hygiène Publique. législation sanitaire et fournitures spécifiques ainsi que des bureaux chargés de Médecine, de Prophylaxie Vétérinaire, de l’Inspection de denrées alimentaires et de Législation et police sanitaire.

  19. Les Professions de la santé publique vétérinaire sont constituées surtout des Vétérinaires et leurs Assistants.

  20. Les Vétérinaires effectuent des recherches sur des concepts, des théories et des procédés, les améliorent ou en mettent au point de nouveaux, et appliquent les connaissances acquises en médecine vétérinaire.

  21. Les assistants vétérinaires s’acquittent de tâches vétérinaires de caractère consultatif, diagnostique, préventif et curatif – plus limitées par l’étendue et la complexité que celles de Vétérinaires – et apportent leur concours aux vétérinaires en préparant les instruments et autres appareils et en prenant soin, en effectuant des préparations et en apprêtant les animaux ou le traitement.

Tous réunis en Association libre ayant pour buts, en ce qui concerne l’Association des Médecins Vétérinaires du Congo, de protéger la profession vétérinaire de la République Démocratique du Congo ; de défendre les intérêts de ses membres ; d’organiser des missions ou commissions de formation et d’information scientifiques, culturelles et socio-économiques ; de tenir à jour un tableau des Médecins Vétérinaires résidant en République Démocratique du Congo.

 

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