Accueil Livre 10 MEDECINE TRADITIONNELLE

 

RESUME INTRODUCTIF;

  1. La médecine traditionnelle est l’ensemble de toutes les connaissances, techniques de préparation et d’utilisation de substances, mesures et pratiques en usage, explicables ou non, qui sont basées sur les fondements socioculturels et religieux des collectivités qui s’appuient sur les expériences vécues et les observations transmises de génération en génération, oralement ou par écrit, et qui servent à diagnostiquer, prévenir ou éliminer un déséquilibre du bien-être physique, mental ou social. C’est l’art de donner des soins ou d’administrer des remèdes conformément aux us et coutumes et sans troubler l’ordre public.

  2. Les praticiens de la médecine traditionnelle et les guérisseurs donnent des conseils sur les méthodes propres à préserver la santé ou à l’améliorer et traitent des maladies humaines, mentales et physiques, par des moyens traditionnellement utilisés dans la communauté et dont on croit qu’ils guérissent en aidant la nature ou en la stimulant, ou par la vertu de la foi et des conseils spirituels. (CITP-OIT). Ils peuvent être classés en

  3. Tradithérapeute, toute personne dispensant des soins de santé basés sur l’usage des médicaments d’origine végétale, minérale, animale, des techniques appropriées et/ou des rituels. Ce terme d’applique, notamment

  4. Phytothérapeutes : ceux qui soignent avec les plantes

  5. Psychothérapeutes : ceux qui emploient les techniques basées sur le vécu social et les relations tradithérapeutes malades,

  6. Ritualistes : ceux qui emploient les rites socioculturels

  7. Traditaumatologues ou rebouteux : ceux qui soignent les fractures.

  8. Accoucheuse traditionnelle

  9. Circonciseur

  10. Vendeur de substances médicinales.

  11. Le Président de la République, et à son défaut, les Gouverneurs de Province, réglemente la cueillette, la culture, la production, le commerce, la détention de tous produits de cueillette, de culture, d’élevage, de chasse et de pêche. Ils peuvent également réglementer la transformation de ces produits, et même en interdire le traitement par des procédés qu’ile estimeraient antiéconomiques. (Loi du 17 juin 1948).

  12. La loi sur la propriété industrielle et les certificats d’enregistrement encourage et protège les découvertes utiles à la nation, et permet de récompenser les personnes désireuses de livrer les secrets de leurs découvertes au profit de la communauté spécialement dans le domaine de la médecine traditionnelle. (Loi du 7 janvier 1982).

  13. Le Gouvernement, par voie de décret ou d’arrêté, prend des mesures destinées, notamment, à

  14. Utiliser de façon optimale les praticiens des systèmes traditionnels de médecine pour les soins de santé primaires, partout où cela sera possible et approprié ;

  15. Entreprendre le recensement, l’évaluation, la préparation, la culture et la conservation des plantes médicinales, utilisées en médecine traditionnelle ;

  16. Assurer le contrôle de la qualité des médicaments dérivés de remèdes traditionnels à base de plantes en utilisant à cette fin les techniques modernes et en appliquant des normes appropriées ainsi que de bonnes pratiques de fabrication ;

  17. Appuyer des recherches sur les moyens traditionnels de traiter les maux et de promouvoir la santé de la famille, la nutrition et le bien-être ;

  18. Développer la coopération et les échanges d’experts, de savoir-faire et de moyens de formation dans les systèmes traditionnels de médecine et dans les domaines connexes, en particulier entre les pays qui ont des contextes culturels similaires ;

  19. Réglementer et contrôler les méthodes d’acupuncture.

  20. Le Gouvernement peut créer à ces fins des structures appropriées, intersectorielles permettant de promouvoir cette intégration grâce à la collaboration entre les dépositaires de la médecine moderne et ceux de la médecine traditionnelle. (A.M du 27 février 1997).

 

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